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"Les 24 heures" du Mans roller est un événement incontournable dans le milieu du roller. Que l'on soit débutant ou patineur confirmé, chaque expérience est unique et différente. Certains patineurs des clubs de la Ligue du Centre ont participé à cette 11e édition les 26 et 27 Juin dernier. Régulièrement, nous vous proposons de lire des récits de plusieurs patineurs. Commençons par le récit de Chantal (Nordiks de Touraine), pour qui c'est la première participation : émotions en perspective...
On m’avait dit : « la descente est difficile, au bout il y a le virage. Prends à gauche, en haut de la courbe, ça descend moins vite ».
J’ai pris à gauche, en haut de la courbe… et j’ai laissé glisser. Pas possible de freiner, les patins n’en font qu’à leur tête ; ils tremblent, s’écartent, se rapprochent… Bon ! pas de panique : penser à tout ce qu’on m’a dit : s’accroupir, s’appuyer les mains sur les genoux, décaler les pieds, tourner le buste vers l’intérieur du cercle…
C’est long, long, ça n’en finit pas, je vais tomber, me casser quelque chose. Les secours sont là, juste à droite comme en attente de ma chute. Toutes les horreurs me passent par la tête : la sirène de l’ambulance, l’hôpital, le fauteuil roulant… Puis après une éternité et une grosse frayeur les patins se calment, ralentissent et la montée commence. Ouf ! vivante ! On ne m’y reprendra pas deux fois.
C’est sûr, j’ai tout bien fait comme on m’a dit et je suis arrivée en bas sans encombres pour ce premier tour mais je suis sûre que je ne finirai pas les 24 h sans tomber dans cette descente. La fatigue, l’inattention. Il faut que je trouve une solution.
Au départ du deuxième tour, j’étais morte de peur. Pas de solution en vue. En haut de la côte, j’étais tellement inquiète que je me suis mise sur le bord, dans l’herbe pour réfléchir et un pas après l’autre, j’en ai fait la moitié sur la pelouse. Bingo ! c’était la bonne réponse. Il restait à faire la moitié de la pente à une vitesse gérable.
J’ai fait tous les autres tours de la même manière.
Bien sûr, ma ballade a plombé le temps de l’équipe mais ils sont gentils, ils ont fait comme si ça n’avait pas d’importance.
Grâce à eux et à tous ceux qui mont encouragée, je peux dire comme César « Veni, vidi, vici ».
Chantal, la rescapée des Nordiks
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